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Tâches ménagères : et si les enfants mettaient la main à la pâte ?

@Pexels

Au-delà d’une simple contribution, impliquer son enfant dans les tâches ménagères du quotidien a un impact positif sur son développement.

Du simple rangement de la maison au nettoyage profond de celle-ci en passant par les courses, le lavage du linge et bien d’autres encore, chaque tâche ménagère demande du temps et de l’énergie. C’est sans compter sur le rythme effréné de nos journées entre obligations professionnelles et responsabilités familiales. Alors afin d’alléger sa charge mentale liée aux poids des tâches du quotidien, pourquoi ne pas mettre son enfant à contribution ? Après tout, les tâches ménagères ne sont pas seulement réservées aux parents, bien au contraire. D’ailleurs, selon le pédopsychiatre, le Dr. Stéphane Clerget, impliquer ses enfants dans les travaux managers aurait un impact positif sur ces derniers, notamment sur le plan cognitif, en favorisant le développement de l’autonomie et des responsabilités. Il explique sur le site spécialisé Doctissimo : « Cela lui donne du pouvoir dans la maison. Il a l’impression d’avoir un rôle à jouer, il a la sensation qu’il a la maîtrise de l’espace. On a constaté que les enfants qui participaient à ces tâches avaient de meilleurs résultats scolaires, précise l’expert. Cela leur apprend aussi à se responsabiliser, à développer leur esprit du collectif ».

Bonne nouvelle, selon le Dr. Stéphane Clerget, les enfants pourraient commencer à mettre la main à la pâte dès la maternelle, plus précisément à l’âge de 4 ans. « Ils sont souvent très demandeurs et adorent imiter leurs parents, surtout lorsqu’ils ont environ 4 ans » , indique-t-il. Le pédopsychiatre souligne également l’importance pour les parents de ne pas faire la différenciation des sexes lorsque leurs enfants participent aux tâches ménagères. Il explique : « C’est paradoxal, mais encore aujourd’hui, si un garçon veut faire un peu de ménage, ce n’est pas toujours apprécié. Il semble qu’il y ait encore un déséquilibre ». Il ne s’agit pas pour autant d’aller trop vite en besogne, mais bien de déléguer des tâches quotidiennes adaptées à l’âge de l’enfant. En effet, les tâches assignées doivent non seulement être adaptées au développement de l’enfant, mais aussi être présentées de manière positive.

Impliquer ses enfants dans les tâches ménagères quotidiennes a un effet bénéfique sur leur développement

Par exemple, dès la maternelle, l’enfant peut se voir confier le rangement de ses jouets, de ses chaussures ou encore de son manteau. Il peut également commencer à s’habiller tout seul, mettre ses vêtements dans le panier à linge sale ou encore aider à mettre la table. Le Dr Stéphane Clerget précise néanmoins : « Lorsqu’il a moins de 6 ans, on reste toujours avec lui et on l’accompagne dans ses gestes ». À partir du primaire, l’enfant peut désormais faire son lit le matin, débarrasser la table et ranger la vaisselle dans le lave-vaisselle ou la déposer dans l’évier ou encore préparer son sac d’école. En revanche, « On évite de le laisser manipuler les produits ménagers car ils sont toxiques et allergisants », explique le pédopsychiatre. Dès l’entrée au collège, le jeune adolescent peut commencer à sortir les poubelles, passer la serpillière, garder sa chambre propre et ranger, ou encore aider à plier le linge. À noter toutefois que « Si l’enfant ne propose pas son aide à la maison, c’est bien de l’imposer à partir de la primaire ! » selon le Dr Stéphane Clerget. Si malgré tout l’enfant rechigne et voit davantage une corvée qu’une activité collective dans la réalisation des tâches ménagères, « Vous pouvez mettre de la musique et créer une ambiance positive et amusante ! », conclut-il.