sur

Bien réagir à la crise des deux ans

Pexels

Un enfant, lorsqu’il grandit, passe par plusieurs périodes de crise. Celle de deux ans peut être particulièrement éprouvante. Voici quelques astuces pour la gérer au mieux.

À l’approche de leur deuxième anniversaire, les enfants peuvent vivre une période de crise. Ils refusent tout, se mettent en colère et crient beaucoup. C’est un moment difficile à vivre pour les parents, qui, bien souvent, ne savent pas bien quoi faire. Heureusement, Aurélie Callet, psychologue, a partagé ses meilleurs conseils pour surmonter cette épreuve. Pour elle, l’enfant aurait du mal à gérer ses émotions. En fait, il se pourrait qu’il n’ait pas le vocabulaire assez développé pour s’exprimer comme il le souhaite. 

L’experte a expliqué : « C’est un moment où ils explorent leur environnement. À deux ans, ils sont aussi confrontés à leurs limites et aux limites qu’imposent leurs parents. Ils prennent conscience qu’ils sont une personne, mais ils n’ont pas encore les mots. Cela peut engendrer de la frustration et de la colère. » 

Comment se comporter dans ce cas ?

Être parent signifie avant tout être à l’écoute de son enfant. Pour lui, vous êtes un modèle. Ainsi, il est très important de garder votre calme face à une crise de votre tout-petit. Vous pourriez, par exemple, essayer de le prendre dans vos bras pour à la fois le calmer et le câliner. Soyez ferme et tendre à la fois, pour qu’il puisse sentir qu’il peut compter sur vous, tout en se calmant. Faites également attention de ne pas devenir trop laxiste par peur que les colères ne s’arrêtent pas. Si vous dites ‘non’, mais que vous laissez faire, l’enfant ne comprendra pas la limite que vous essayez d’établir. Ne cédez pas, même si des gens vous regardent et même si vous êtes fatigué. Cela ne veut pas dire qu’il faut se mettre en colère. Comme indiqué ci-dessus, vous faites figure d’exemple pour votre enfant. Alors, si vous cédez à la colère, cela lui donne une excellente raison de faire de même.

Trouvez des ruses pour lui faire faire ce que vous souhaitez qu’il fasse. Par exemple, si vous avez besoin qu’il mette ses chaussures, proposez-lui deux paires plutôt que de le forcer à en chausser une qui ne lui plaît pas. Ainsi, il aura l’impression de maîtriser la situation. Quant à vous, vous aurez réussi à lui faire mettre ses chaussures. Enfin, préférez donner une consigne plutôt qu’une interdiction. De plus, expliquez-lui la raison de chaque chose. En lui interdisant de traverser la route seul, sans explications, il voudra le faire. Par contre, si vous lui expliquez pourquoi c’est dangereux, il comprendra la raison de la limite imposée. En clair, écoutez, gardez votre calme, soyez ferme et patient !