sur

À quel âge commence la préadolescence ?

Pexels

La préadolescence se caractérise par de nombreux changements chez votre enfant. Voici comment la reconnaître.

Lorsqu’un enfant entre en période de préadolescence, c’est tout un bouleversement. Un fort besoin d’indépendance l’habite, mais il continue à suivre ses habitudes d’enfant. Cette prémisse de la puberté n’est jamais facile à vivre. Effectivement, c’est aussi l’âge des clans, des codes sociaux, du jugement et des exclusions. Résultat : votre bout de chou n’a plus vraiment envie d’être un enfant. C’est aussi la période des hormones en folie et du début de cette quête du “moi” qui vont apporter beaucoup de changements. Selon le Pr. Olivier Revol, c’est surtout une ère de transition importante : “Entre l’enfance, où le parent est censé exercer encore une maîtrise totale sur l’enfant, et l’adolescence où tout contrôle finit par lui échapper, se trouve une étape délicate, un entre-deux : la préadolescence.”

Selon l’enfant, cette période peut commencer à un âge différent. L’expert a assuré : “La préadolescence est située classiquement entre 8 et 13 ans, c’est-à-dire avant l’orage hormonal et les modifications physiologiques de la puberté.” Puis, il a précisé : L’entrée au collège sert de repère. L’enfant n’accède pas encore à l’autonomie, mais pour la première fois, il fait un certain nombre d’activités seul.” Il est possible de reconnaître certains signes, comme le fait que votre tout-petit devienne pudique, affirme ses goûts ou souhaite appartenir à un groupe. Il peut aussi s’opposer à vous, développer un jardin secret et vouloir faire les choses seul.

Comment gérer la préadolescence de son enfant ?

Pas question de materner son préadolescent. Effectivement, l’expert conseille plutôt d’accéder à ses requêtes du mieux possible, tout en restant présent. Pourquoi ? Parce que votre bout de chou est encore un enfant et non un adolescent. Ainsi, il a toujours besoin de ses parents. “Les défis, les incertitudes avec les autres sont générateurs de stress”, souligne l’Afar (Action, formation, animation, recherche). L’organisme a indiqué : “En réaction, l’enfant recherche une sécurité auprès de sa figure d’attachement qui doit être disponible pour répondre. Une réponse inadaptée ou une absence de figure d’attachement peut entraîner des troubles du comportement dans cette période.” 

Enfin, le Pr. Olivier Revol a souhaité rassurer les parents qui penseraient que leur préadolescent n’est pas heureux. L’expert a détaillé : “L’enfant prépubère, débarrassé des préoccupations hostiles et sexuelles de la petite enfance, serait particulièrement bien dans sa peau.” Et il y a de quoi : sa quête du “moi” ne fait que commencer et tous les points négatifs arrivent plus tard, lors de l’adolescence…